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Formation Claude

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Claude Code : démarrer

Installation, première session, la boucle de travail réelle, les modes de permission et le mode plan. Ce qui distingue Claude Code d’un assistant dans l’éditeur.

10 min de lecturePartie 5 — Claude CodeTechnique

À la fin de ce chapitre, vous saurez

  • Installer Claude Code et lancer une première session utile
  • Comprendre la boucle explorer / proposer / modifier / vérifier
  • Choisir le mode de permission adapté à ce que vous faites
  • Utiliser le mode plan pour ne pas laisser modifier avant d’avoir validé
Dans ce chapitre
  1. Installer et lancer
  2. La première chose à faire : /init
  3. La boucle de travail
  4. Les modes de permission
  5. Le mode plan
  6. Les commandes de session
  7. Ce qu’il faut lui donner pour qu’il soit bon
  8. Ce qu’il faut retenir

Claude Code est Claude dans le terminal, avec accès à votre projet. Il lit vos fichiers, les modifie, exécute des commandes, lit le résultat, corrige, recommence.

La différence avec un assistant intégré à l’éditeur n’est pas la qualité du modèle — c’est le même. C’est qu’il agit au lieu de proposer du texte à copier. Il peut lancer vos tests et itérer jusqu’à ce qu’ils passent, ce qu’aucune complétion ne peut faire.

Installer et lancer

L’installation se fait par le gestionnaire de paquets de Node, ou par le script d’installation officiel :

bash
npm install -g @anthropic-ai/claude-code

Puis, depuis la racine de votre projet :

bash
claude

La première exécution demande une authentification, par votre abonnement Claude ou par une clé d’API. Un abonnement Pro ou Max couvre un usage individuel confortable ; l’API se facture à la consommation et convient mieux à l’automatisation.

Quelques commandes utiles dès le départ :

bash
claude                    # session interactive dans le répertoire courant
claude "corrige le bug de pagination dans la liste des commandes"
claude -p "liste les endpoints exposés par ce projet"   # non interactif, sortie sur stdout
claude --continue         # reprend la dernière session
claude --resume           # choisit parmi les sessions précédentes

Le mode -p — pour print — est celui qui sert dans les scripts et l’intégration continue. Il est traité au chapitre 28.

La première chose à faire : /init

Sur un projet existant, la commande à lancer avant tout le reste :

plaintext
/init

Claude analyse le dépôt et produit un CLAUDE.md contenant ce qu’il a pu déduire : commandes de build et de test, conventions repérées, organisation des dossiers. Si un CLAUDE.md existe déjà, il propose des améliorations plutôt que de l’écraser.

Ce fichier est le socle de tout le reste. Le chapitre 24 lui est entièrement consacré.

La boucle de travail

Comprendre cette boucle est ce qui distingue un usage frustrant d’un usage productif. Elle a quatre temps.

Explorer. Claude lit les fichiers pertinents, cherche dans le code, comprend l’existant. Sur un gros projet, il délègue cette phase à un sous-agent pour que les résultats de recherche n’encombrent pas la conversation principale — voir le chapitre 26.

Proposer. Il annonce ce qu’il compte faire. En mode plan, il s’arrête ici.

Modifier. Il édite les fichiers. Chaque modification vous est montrée.

Vérifier. Il lance les tests, le linter, la compilation. S’il y a une erreur, il repart au début du cycle.

Le quatrième temps est le plus important, et c’est celui que l’on oublie de rendre possible. Un Claude Code qui ne peut pas vérifier son travail travaille à l’aveugle. La première question à se poser sur un projet n’est pas « que va-t-il savoir faire » mais « comment saura-t-il qu’il a réussi ».

Les modes de permission

Claude Code demande votre accord avant d’agir. Le niveau se règle, et le choix compte.

ModeComportementQuand
DéfautDemande avant chaque modification et chaque commandeDécouverte, code sensible
PlanLecture seule. Aucune écriture, aucune exécutionAvant toute tâche non triviale
Acceptation des éditionsAccepte les modifications de fichiers, demande pour les commandesTravail courant sur un dépôt versionné
Sans garde-fousN’demande plus rienEnvironnement isolé uniquement

On bascule entre les modes en cours de session — la touche de tabulation majuscule fait défiler les modes dans la plupart des configurations, et /permissions ouvre le réglage.

Le mode plan

C’est le geste qui change le plus la qualité du résultat sur les tâches non triviales.

En mode plan, l’écriture et l’exécution sont bloquées. Claude explore, comprend, et propose une approche. Vous lisez, vous corrigez, vous validez. Ensuite seulement il agit.

Pourquoi c’est décisif : une mauvaise compréhension du problème produit un patch qui compile, qui passe les tests, et qui ne fait pas ce qu’il faut. Le mode plan attrape l’erreur avant qu’elle ne soit écrite.

plaintext
> passe en mode plan

Le paiement échoue quand la commande contient un article en rupture.
Explore le code concerné et propose une approche.

Contraintes :
- ne touche pas à la couche de persistance
- la correction doit être couverte par un test qui échoue avant et
  passe après
- explique-moi d’abord la cause, ensuite seulement la solution

Deux choses à faire systématiquement avec un plan.

Exiger la cause avant la solution. Un plan qui commence par « je vais modifier tel fichier » n’a pas diagnostiqué : il a deviné.

Demander ce qu’il n’a pas regardé. « Quels fichiers as-tu lus, et lesquels aurais-tu voulu lire ? » Cette question révèle les angles morts.

Les commandes de session

Quelques commandes reviennent en permanence.

CommandeCe qu’elle fait
/initGénère ou améliore le CLAUDE.md du projet
/contextMontre ce qui occupe la fenêtre de contexte, et les fichiers de mémoire chargés
/memoryOuvre et édite les fichiers de mémoire
/clearVide le contexte et repart propre
/compactCondense la conversation pour continuer sans tout perdre
/permissionsOuvre le réglage des autorisations
/statusAffiche la configuration chargée et les règles actives
/doctorDiagnostique la configuration
/agentsGère les sous-agents

/context est celle qu’on sous-utilise le plus. Elle répond à la question « pourquoi devient-il bête » : presque toujours, le contexte est plein — le mécanisme du chapitre 3 s’applique ici aussi.

Ce qu’il faut lui donner pour qu’il soit bon

Trois choses, par ordre de rentabilité.

Une commande de vérification unique. Déjà dit, et c’est le point principal.

Un CLAUDE.md qui contient ce qu’il ne peut pas deviner. Pas l’arborescence — il la voit. Les décisions, les pièges, les raisons. Chapitre suivant.

Des messages précis. Toute la partie 2 s’applique, avec une exigence supplémentaire : ici, une demande floue produit du code écrit, pas seulement un texte à jeter.

plaintext
> Le composant de liste re-rend trop souvent.

Diagnostique d’abord : montre-moi ce qui déclenche les rendus, avec
les fichiers et les lignes. Ne corrige rien.

Ensuite, propose deux approches : une minimale, une qui restructure.
Dis-moi ce que chacune coûte en risque de régression.

Reprendre un projet qu’on ne connaît pas

La situation

On vous confie un service que personne n’a touché depuis huit mois. Aucune documentation à jour. Vous devez y corriger un bug dans la semaine.

Jour 1 — cartographier, sans rien modifier

plaintext
> passe en mode plan

Explore ce projet et produis une note pour un développeur qui arrive :
- ce que fait ce service, en trois phrases
- les points d’entrée : commandes, routes, tâches planifiées
- les dépendances externes, et ce qui se passe si chacune tombe
- les zones du code qui semblent fragiles : peu de tests, forte
  complexité, commentaires d’avertissement
- ce que tu n’as pas compris

Écris la note dans NOTES-REPRISE.md. Ne modifie rien d’autre.

La dernière section est celle qui vaut le plus : elle liste exactement les endroits où vous devrez enquêter vous-même.

Jour 1, suite — la boucle de vérification

plaintext
> Comment lance-t-on les tests, le linter et la compilation dans ce projet ?

Vérifie que ça marche réellement en les exécutant. Si une de ces
commandes échoue avant toute modification de ma part, dis-le-moi : je
veux savoir dans quel état je récupère le projet.

Puis propose-moi une commande unique « verify » qui enchaîne les trois,
et ajoute-la au CLAUDE.md.

Découvrir que les tests étaient déjà cassés avant votre arrivée est une information précieuse — et cela arrive plus souvent qu’on ne croit.

Jour 2 — le bug, en mode plan

plaintext
> passe en mode plan

[description précise du bug, avec les étapes de reproduction]

Trouve la cause. Ne propose pas de correction avant d’avoir montré :
- où le comportement diverge de l’attendu, fichier et ligne
- depuis quand, si l’historique git le dit
- ce qui, dans le code, rendait cette erreur possible

Ensuite seulement, l’approche de correction.

Ce qui a changé

Deux jours pour être opérationnel sur un service inconnu, avec une note de reprise qui servira au suivant. Et la boucle de vérification en place, sans laquelle tout le reste de cette partie serait bancal.

Ce qu’il faut retenir

Vérifier que c’est passé

3 questions. Rien n’est enregistré, rien n’est envoyé : c’est pour vous.

Question 1

Quelle est la différence de fond entre Claude Code et un assistant intégré à l’éditeur ?

Voir la réponse

B — Claude Code agit : il lit, écrit, exécute des commandes et itère sur le résultat, au lieu de proposer du texte à copier

Le modèle est le même. La différence est l’agentivité : Claude Code dispose d’outils — lecture, écriture, exécution — et boucle sur leurs résultats. C’est ce qui lui permet de lancer les tests et de corriger jusqu’à ce qu’ils passent.

Question 2

À quoi sert le mode plan ?

Voir la réponse

A — À explorer et proposer une approche sans pouvoir modifier quoi que ce soit tant que vous n’avez pas validé

En mode plan, l’écriture et l’exécution sont bloquées. Claude lit, comprend, et propose. Vous validez, et seulement alors il agit. C’est le bon réflexe sur toute tâche non triviale dans un code que vous ne voulez pas voir modifié à l’aveugle.

Question 3

Vous démarrez sur un projet existant. Quelle est la première commande utile ?

Voir la réponse

A — /init, qui analyse le dépôt et produit un CLAUDE.md de départ

/init analyse le projet et génère un CLAUDE.md contenant les commandes de build et de test, les conventions et l’organisation qu’il a repérées. C’est le point de départ à raffiner ensuite avec ce que Claude ne pouvait pas deviner.

Une première session utile, sans risque

Sur un dépôt réel dont vous connaissez bien un coin, lancez Claude Code en mode plan et demandez : « Explique-moi comment fonctionne [la partie que vous connaissez]. Ne modifie rien. » Comparez sa réponse avec ce que vous savez. Vous mesurerez immédiatement ce qu’il comprend, ce qu’il rate, et à quel point votre code est lisible pour un lecteur neuf.

Un indice, si vous bloquez

Les endroits où il se trompe sont presque toujours ceux où un nouveau développeur se tromperait aussi. C’est un excellent détecteur de dette de lisibilité.